V2X et 5G : l’avenir de la voiture autonome

Voiture autonome

V2X et 5G : l’avenir de la voiture autonome

Si vous voulez connaitre les enjeux dans les mois qui viennent de la voiture autonome, vous devez savoir ce que V2X veut dire… et lire ce qui va suivre. Attention, démarrage sur les chapeaux de roue !

V2X : quand la 5G devient un capteur additionnel

On comprend bien (et c’en est même stressant) que le véhicule autonome a besoin de capter des milliards de données pour savoir ce qu’il se passe (et surtout ce qu’il va se passer) autour de lui, et avec un temps de latence de l’ordre du millième de secondes, pour qu’il puisse traduire cela en termes de bénéfice sécurité.

Pour capter toutes ces données, les constructeurs ont donc prévu des capteurs placés sur les voitures capables de détecter ce qu’il se passe jusqu’à 250 mètres. Pour « voir » au-delà, arrive la V2X (Vehicule To Everything), qui signifie que les voitures et autres objets connectés 5G communiquent entre eux pour se transmettre les informations que chacun a capté, et qui deviennent donc utiles à tous. C’est ce qui s’appelle «télécharger en permanence un horizon électronique pour être au courant d’une modification sur la route » explique Julien Masson, directeur du service voiture connectée d’Orange Business Services, et c’est ainsi que la 5G devient un capteur additionnel.

Concrètement, ce V2X permet aussi d’éviter les carambolages : imaginez un coup de frein violent provoqué par une voiture autonome… En quelques millièmes de secondes, les voitures de derrière en sont informées et peuvent freiner opportunément.

Comment la 5G va-t-elle transmettre autant de données en si peu de temps ?

Tout d’abord, le principe repose sur une technologie du « edge computing ». On dispose plein de petits points d’accès au réseau (probablement a proximité des routes) qui ont certes une moindre portée mais permettent une latence plus courte grâce à leur proximité avec le véhicule.

2ème inquiétude : la fiabilité. Le réseau ne doit subir aucune coupure (ou quasiment jamais !) vu les conséquences que pourrait avoir une déconnexion… D’où l’idée de découper le réseau 5G en tranches : l’une, absolue prioritaire, pour alimenter les services critiques des voitures autonomes, les autres pour des services où l’exigence de temps de latence est moindre (quand il s’agit de regarder une série sur Netflix par exemple…).

Démonstration de 5 applications « sécurité » A Montlhéry,
Sur le circuit de Montlhéry, PSA, BMW et Ford, unis à Qualcom et Savari ont fait la démonstration de ce à quoi pouvait servir la 5G + le C-V2X (une variante encore plus performante du V2X) en termes de sécurité routière :
– le risque de collision à une intersection ou un virage
– le changement d’état d’un feu tricolore
– l’anticipation d’un freinage d’urgence
– l’anticipation d’un piéton qui traverse intempestivement la route
– la présence d’un véhicule lent ou à l’arrêt

Tout cela suppose une interconnexion du véhicule avec tout son environnement : tous les autres types de véhicules (voitures, camions, motos sans différencier les marques), les piétons, les infrastructures, les feux tricolores, et les centres de gestion du trafic (Traffic Management Centers ou TMC). Pour le moment, on teste tout ça dans des espaces fermés avec un nombre de véhicules limités comme à Montlhéry, mais on peut imaginer qu’à terme, les villes intelligentes et les autoroutes soient les premiers théâtres de déploiement de ces technologies aussi impressionnantes que prometteuses.

Aventure à suivre avec @LesSmartAddicts qui démarrent au quart de tour dès qu’il s’agit de technologie nouvelle et connectée !



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