Le smartphone ne serait pas une cause de dépression chez les adolescents

Jeunes et mobiles

Le smartphone ne serait pas une cause de dépression chez les adolescents

Une étude parue dans « Clinical Psychological Science » conclut que l’utilisation de smartphone ne constitue pas un facteur de dépression chez les jeunes, @LesSmartAddicts vous expliquent tout !

Comme souvent, l’étude provient de l’autre côté de l’Atlantique. Menée par des chercheurs issus d’universités américaines de Californie, d’Indiana et de Pennsylvanie, elle révèle des résultats forts intéressants. Le but de ces scientifiques était donc de suivre 388 personnes âgées de dix à quinze ans pour savoir si les symptômes des maladies mentales chez les jeunes sont vraiment liés à l’utilisation des nouvelles technologies. Les chercheurs ont ainsi suivi l’utilisation que les adolescents faisaient de leur smartphone plusieurs fois par jour et ont demandé aux adolescents d’auto-évaluer leurs symptômes mentaux trois fois par jour. Et contre toute attente, voici leur conclusion :

Les ados qui utilisaient plus souvent ces technologies n’étaient pas plus susceptibles de développer des troubles de la santé mentale comme la dépression.

Candice Odgers

Professeur de sciences psychologiques à l'Université de Californie

Les résultats peuvent paraître étonnants tant certaines études pointent du doigt les effets négatifs dûs à l’utilisation excessive des smartphones.  A contrario, il ressort même de cette étude que les jeunes personnes suivies ne souffraient pas de troubles plus conséquents les jours où ils passaient plus de temps sur leur smartphone et leur tablette. Plus étonnant encore, les ados qui envoyaient plus de messages au cours de l’expérience se disaient moins déprimés que ceux qui n’envoyaient pas autant de SMS.

Il est peut-être temps que les adultes arrêtent de se disputer pour savoir si les smartphones et les réseaux sociaux sont bons ou mauvais pour la santé mentale des ados et qu’ils commencent à trouver des solutions pour les soutenir au mieux dans leur vie en ligne et en dehors.

Candice Odgers

Professeur de sciences psychologiques à l'Université de Californie