@LesSmartAddicts enquêtent sur l’obsolescence programmée.

On peut définir l’obsolescence programmée comme l’ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit. Stratégie de business, ces techniques seraient utilisées dans le but d’augmenter le taux de remplacement des produits.

Apparu dans les années 20 aux Etats-Unis…

Ce terme faisait référence à une stratégie de la part d’industriels automobiles américain. A cette époque, le marché étant saturé, les constructeurs automobiles décident de faire des changements mineurs de design ou encore d’ergonomie sur leurs modèles. Ces changements sont effectués pour pousser l’acheteur à la consommation en rendant les modèles précédents désuets et démodés.

Peu savent ce qu’est réellement l’obsolescence programmée, ce sujet récurrent est souvent associé aux smartphones. Cette pratique dénoncée par les associations environnementales, pèse aussi et surtout sur le pouvoir d’achat. A tel point que la Loi de Transition Energétique votée en 2015 présente l’obsolescence programmée comme un délit passible de 300 000 euros d’amende et d’une peine de prison. L’obsolescence programmée qui est censée pousser à la surconsommation, fait que les modèles de téléphones et de télévisions su succèdent, les déchets s’accumulent et les ressources naturelles s’amenuisent.

En réalité, actuellement ce n’est plus réellement une limitation de la durée de vie des produits qui s’effectue mais plus une accélération du renouvellement de la gamme.

Il s’agit

« d’inculquer à l’acheteur le désir de posséder quelque chose d’un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt que ce qui est nécessaire ».

Selon l’industriel Brook Stevens

On entend régulièrement parler de cette technique, mais il est difficile de définir avec certitude si les fabricants trompent sciemment l’acheteur en diminuant artificiellement la durée de vie du produit. En effet, la complexité du processus pour mesurer la durée de vie d’un produit amène les entreprises à faire des estimations.

Nombreux sont ceux qui considèrent l’obsolescence programmée comme une conspiration de la part d’industriels poussant à la consommation. Cependant, Thomas Lombès et Bastien Poubeau, deux auteurs d’une étude sur le sujet ont déclaré que : « seul un cartel d’industriels évoluant dans un marché saturé aurait intérêts à mener une telle stratégie et il resterait à la merci d’un nouvel entrant. Dans le contexte économique actuel fortement concurrentiel, les fabricants ont tout intérêt à soigner leur image de marque et à innover en proposant les meilleurs produits possibles. La stratégie de l’obsolescence programmée ne semble pas être une option réaliste ».

Avec l’obsolescence il semble dont s’agir surtout de susciter l’envie d’acheter à l’image de la publicité et du marketing plutôt que duper l’acheteur.