Ne parlez plus de « blockchain », mais de « DLT »

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Ne parlez plus de « blockchain », mais de « DLT »

Les blockchains, on vous en parle depuis quelques temps parce qu’on voit bien qu’elles commencent à se répandre comme une trainée de poudre dans toutes les arcanes de l’économie. Sauf que…

L’histoire des blockchains a commencé à se voir avec les Bitcoins, cette monnaie alternative et hyper-spéculative intrigante et déroutante qui ne cesse de faire l’actualité. Pour autant le contexte s’est compliqué car les cryptomonnaies ont perdu 50% de leur valeur en 2018 (le Bitcoin vient de passer en dessous de 3800€ alors qu’il en valait 15.000 il y a un an !), entrainant avec elles d’importantes déconvenues financières pour des investisseurs opportunistes qui voulaient profiter de l’effet d’aubaine.

C’est ainsi que l’on risque de jeter le bébé avec l’eau du bain, car déjà, les milieux financiers ne veulent plus entendre parler de « blockchain » dans les « pitch » qu’on leur présente.

Or, la blockchain est une technologie prometteuse en matière de protection des données.

Et si certaines entreprises sérieuses comme IBM s’y mettent (IBM propose aux entreprises sa propre solution blockchain qu’elle « customise » à volonté), c’est qu’il y a de bonnes raisons d’y croire. Ainsi, à côté des spéculateurs et autres malfaisants, il existe des projets sérieux, gérés par des entreprises solides, qui peuvent nous montrer un bon chemin vers l’avenir de la sécurisation des données, dans de très nombreux secteurs de l’économie et de la vie publique.

Petit rappel :

Le site Blockchainfrance.net vous explique ça très bien :

« La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ».

Une blockchain est comme un immense registre infalsifiable qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Ce registre est sécurisé et distribué entre ses différents utilisateurs et sans intermédiaire ; chacun peut ainsi vérifier la validité de la chaîne.

« Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les nœuds du réseau (les fameux “mineurs” NDLR), selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau. »

Le concept est génial et peut s’appliquer à bien d’autres domaines que celui de la monnaie : il suffit d’identifier « une valeur » (intangible) autour de laquelle il existe un éco-système, comme des droits d’auteurs, des titres de propriété, des garanties, de l’espace publicitaire… et de proposer aux acteurs de l’éco-système de gérer eux-mêmes les transactions plutôt que de les confier à un tiers (pas forcément « de confiance » et qui peut facturer cher ses services).

Comment continuer à développer des blockchains sans parler de blockchain ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la technologie est bonne et peut être très utile pour déclencher une nouvelle série d’« uberisation » d’acteurs centralisateurs…, et surtout sécuriser des données de plus en plus menacées.

Mais comme le mot blockchain est entaché, il faut définir un nouveau wording, et c’est ainsi qu’est apparu récemment le vocable « DLT : Distributed Ledger Technology », qui revient à décrire en termes techniques la solution blockchain : Ledger signifie « grand livre ». Nous parlons donc d’une technologie qui permet de tenir un grand livre en distribuant son contenu en plusieurs sites.

Jusque-là, on suit. Alors on va regarder de près ce que IBM va en faire, et accessoirement on suivra aussi la valeur du Bitcoin dans les bureaux de tabac.

 

Malheureux : ne parlez surtout plus de blockchain !



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