Les grosses gaffes des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon)

Le GAFA enchaîne les gaffes

Les grosses gaffes des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon)

Vous avez remarqué combien les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) sont sous le feu ardent des projecteurs, non plus pour louer leur puissance et leur capacité d’innovation, mais pour souligner leurs déficiences et les dangers qu’ils représentent ?

En Europe, évidemment, incapable de générer ses propres géants face aux Américains et aux Chinois, et agacée par ses problèmes endémiques d’évasion fiscale dont les GAFA sortent toujours gagnants, mais aussi aux USA et dans le monde entier… Revue de détail.

On commence par la fin avec Facebook

L’affaire Cambridge Analytica n’en finit pas de faire des vagues de plus en plus monstrueuses. Facebook vient de confirmer que ce sont 87 Millions de comptes (et non 50) que Cambridge Analytica a « récupéré » via l’appli « thisisyourdigitallife » pour servir des campagnes politiques, et reconnaît que ce sont probablement plusieurs centaines de millions de données qui ont pu être « hackées » depuis plusieurs années, par d’autres acteurs pour d’autres campagnes.

Et si on reprend la liste depuis le début ? Fake News, harcèlement et haine en ligne, soupçons d’ingérence, avec des conséquences politiques potentiellement considérables (élection de Trump, Brexit…). C’est énorme !

Mark Zuckerberg a commencé lentement à réagir, et il s’apprête à affronter le congrès Américain. Mercredi dernier, il a commencé ses excuses en expliquant que Facebook était une entreprise optimiste : « Nous nous sommes longtemps concentrés sur les effets positifs de nos outils. Mais nous n’avons pas réfléchi assez aux abus, et comment les éviter. C’était notre erreur, mon erreur ». Well done Mark ! Un bon mea culpa personnel, qui nous rappelle qu’il est faillible comme tout être humain ; Le seul problème dans son cas, c’est que ses erreurs s’appliquent à 2 milliards d’êtres humains ! Facebook a entrepris depuis de modifier drastiquement sa politique de recueil de données, en particulier les fonctionnalités ouvertes à des tiers (et notamment le social login). On peut imaginer qu’ils ne vont pas s’en tenir là.

En attendant, Facebook est tombé au 51ème rang du classement mondial de réputation des marques…

Apple n’est pas en reste

Nous vous parlions il y a quelques jours des problèmes qu’affrontait la compagnie sur les thèmes de l’obsolescence programmée, puis de la dépendance des adolescents à leur smartphone, décuplée il est vrai avec l’arrivée des réseaux sociaux en général (Facebook n’est plus en cause, les jeunes l’abandonnent peu à peu !).

Apple est tombée de la 5ème à la 29ème place dans le classement des marques.

Amazon était épargnée… jusqu’à Donald Trump

Amazon était épargnée par les scandales mondiaux, mais son succès insolent a rencontré un certain Donald Trump, convaincu qu’il se devait de protéger les petits commerçants (Main Street) et la poste Américaine (USPS), contre ce géant aux positions dominantes et abusives. Par ses tweets assassins reprochant à Jeff Bezos de ne payer que très peu d’impôts aux USA et de ne pas payer à USPS le vrai prix pour l’acheminement de 40% de ses colis, le président Américain a fait dévisser le cours de bourse de la compagnie, lui faisant perdre 25 milliards € de capitalisation boursière en quelques heures…

Google ne veut plus qu’on parle de GAFA

Pas (encore) de scandale mondial pour Google qui passe quand même de la 8ème à la 28ème place du classement des marques, jusqu’à ce qu’on apprenne un jour qu’Android, OS ouvert, s’est lui aussi fait piller par des hackers… Car le problème est là, qui s’appelle « contagion ». Toutes ces entreprises « tech », devenues des géants boursiers en quelques années, restent fragiles et leur valeur est tellement volatile, comme en témoignait Snapchat qui perdait 1,3 milliards € de capitalisation boursière sur un simple tweet du mannequin Kylie Jenner, et de nouveau 1 Milliard sur une polémique avec Rihanna.

D’ailleurs, le directeur général de Google France le clame haut et fort : « ne parlez plus de GAFA », exhortant ainsi les media à ne plus mélanger les torchons avec les serviettes…

Incantations que l’on peut comprendre, mais de quelle efficacité ? Après le #deletefacebook, bientôt le #deletegafa ?

Une chose est sûre en tout cas, cet article ne risque pas d’être bien référencé par les GAFA avec un tel titre… ce qui le rend d’autant plus précieux pour vous, O chers lecteurs !



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