L’ARCEP trouve les opérateurs un peu trop immobiles dans le « New Deal Mobile »

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L’ARCEP trouve les opérateurs un peu trop immobiles dans le « New Deal Mobile »

Souvenez-vous, c’était il y a un an et demi, un siècle, une éternité : les opérateurs s’engageaient à couvrir 100% des zones blanches.

Entre 2G et 5G

Évidemment, ça fait du bruit dans le Landernau, tout ce tapage autour de la 5G alors que de nombreuses zones blanches en sont encore à la 2G/3G. Ça agace les habitants (ces « trop loin de Paris » comme le dit la chanson « Les oubliés » de Gauvain Sers) qui en parlent à leurs élus, qui en parlent là-haut à Paris justement, en espérant que cela redescende un jour.

Flashback sur le “New deal Mobile”

On ne peut pas enlever au Président Macron d’être dans la modernité, ni de se préoccuper de la bonne marche de l’économie. Du coup, quand il a lancé l’idée du « New Deal Mobile » pour couvrir les zones blanches, la Nation pouvait y croire. D’autant plus que la négociation entre l’Etat et les opérateurs semblait équilibrée sur un win-win : vous, les opérateurs, équipez en deux ans les zones blanches que je m’étais engagé à prendre en charge (ce que je n’ai jamais fait), et moi, l’Etat, je renonce à vous facturer le renouvellement de licences que vous aviez depuis 20 ans et qui arrivent à échéance en 2021.

Un plan à 3 milliards

Mine de rien, équiper ces zones blanches représente un coût global de 3 milliards, 5 000 sites équipés en antennes-relais (ça fait aussi beaucoup de négociations pour obtenir des terrains), le basculement de tous les pylônes 2G et 3G d’ici la fin 2020, et l’amélioration du débit sur les axes de transport ferrés et routiers ainsi qu’à l’intérieur des bâtiments…

Pour faire dans la transparence, l’autorité de régulation l’ARCEP a même mis en ligne une page « Tableau de bord du New Deal Mobile » actualisée trimestriellement.

L’ARCEP tire la sonnette d’alarme

L’ARCEP n’a pas attendu la fin du 3e trimestre pour se rendre compte que les choses allaient beaucoup trop lentement, et qu’à ce rythme, ce qui sonnait comme un engagement politique fort pouvait se retourner brutalement contre ceux qui l’avaient pris et annoncé.

Du coup, selon les journaux Les Echos et le Monde, l’autorité de tutelle a pris les devants et envoyé une lettre de mise en demeure aux 4 opérateurs, à titre préventif. Il n’y a pas encore de sanction prévue, mais ils ne perdent rien pour attendre.

Une réponse mesurée des opérateurs

Du côté des opérateurs, les réponses sont discrètes. Tout juste le Président de la Fédération Française des Télécoms a t-il fait part de son étonnement, puisque selon lui, le plan est bien suivi, mais a été retardé au démarrage par les nécessaires négociations locales pour obtenir les terrains et autorisations nécessaires ; « Nous avons des inaugurations chaque semaine » précise-t-il en donnant rendez-vous à fin 2020.

En mars dernier, 3 Opérateurs couvraient déjà 99% de la population (Orange, SFR, Bouygues) et Free était à 93% : il ne reste que quelques derniers petits %, mais cela suffit pour poser potentiellement de gros problèmes à des élus. Quand on voit que les gilets jaunes, au plus fort de la tempête étaient 300 000 dans les rues… Les réseaux sociaux ont fait le reste.

 

Encore une affaire à suivre.



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