La 5G va plus vite que prévu

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La 5G va plus vite que prévu

La 5G va plus vite que prévu, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’on se demande comment la France pourra suivre le mouvement.

La 5G accélère dans le monde entier

Et ce n’est pas le fait de Huawei mais une prédiction d’Ericsson publiée il y a quelques jours dans son rapport « Mobility Report ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre 45 et 65% de la population mondiale devrait être couverte en 5G en 2024. Ericsson prévoit 1,9 milliards d’abonnés 5G à cette même échéance, au lieu des 1,5 milliards prévus en Novembre 2018, soit une réévaluation à la hausse de 26%. A ce rythme de correction (+26% en 6 mois), on n’est pas à l’abri de nouvelles surprises.

Plus près de nous, à fin 2019, on devrait arriver à 10 Millions d’abonnés 5G, mais on devine que ce ne sera pas en France.

L’Europe de la 5G est à la traîne

Là encore c’est l’européen Ericsson qui le dit : c’est aux USA que la croissance des abonnements 5G devrait être la plus rapide avec une participation de 63% des abonnements mobiles (toujours en 2024), devant l’Asie du Sud Est (47%) et l’Europe (40%)…

Ah l’Europe… ! Ce n’est pas dans la phase actuelle qu’elle va pouvoir accélérer : celle de l’attribution des fréquences d’abord, et celle des fournisseurs d’équipements ensuite. Un dernier rapport réalisé par l’association GSMA (qui réunit 750 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile dans le monde) prédit que se passer de Huawei pour la 5G entrainerait un surcoût de 55 milliards € aux opérateurs télécoms européens !

Et ce n’est pas tout :

Cette décision entrainerait aussi un retard de 18 mois dans le calendrier de déploiement de cette fameuse 5G, en particulier dans les secteurs essentiels de la santé, de l’automobile et de la ville connectée. Pourquoi ? tout simplement parce que les fournisseurs alternatifs (Ericsson, Nokia, Samsung) vont avoir du mal à fournir tout le monde, et puis parce que les opérateurs auront besoin de délais pour assurer une transition vers ces équipements alternatifs.

La GSMA dont on comprend bien l’intention générale, enfonce le clou en expliquant dans son étude que ce retard pourrait aussi générer pour l’Europe un manque à gagner économique de 45 Milliards €, toujours en 2024.

A l’heure où la vitesse de déploiement est un facteur clé de réussite, on comprend mieux pourquoi les opérateurs télécoms européens, évalués à la seule aune de leurs performances économiques, regardent à deux fois cet éventuel renoncement aux équipements Huawei.

Déjà qu’on est en retard !

A suivre donc.



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