Internet haut-débit au clair de LOON

Internet haut-débit au clair de LOON

Ça fait plus de dix ans que le co-fondateur Sergei Brin de Google a ce projet de dingue (« Loon » en anglais) d’apporter le haut débit dans des zones blanches avec des ballons (« Balloon » en anglais)… Un projet gonflé qui fait rêver!

LOON, c’est magnifique

Regardez ces images de ballons qui s’envolent vers la stratosphère (ils vont voler à 20 kms de distance de la terre). C’est aussi poétique que technologique, humanitaire que business.

LOON, c’est tellement fou que le CNES les a contactés

C’était en 2013, les ingénieurs de l’Agence Spatiale Française (le CNES), habitués à lancer des ballons stratosphériques pour sonder l’atmosphère, ont entendu parler du projet de créer un réseau internet haut débit stable à partir de la même idée mais déployée à grande échelle et en y ajoutant beaucoup de technologie.

Dans le projet de GOOGLE X (filiale d’ALPHABET), les ballons sont reliés entre eux par de l’intelligence artificielle qui leur permet de coordonner leur vol et de couvrir des zones géographiques visées : les zones blanches, justement, que les solutions habituelles des téléopérateurs traditionnels ne couvrent pas, faute de rentabilité suffisante. Les ballons sont autonomes en énergie  grâce à des cellules photovoltaïques, sont capables de voler 187 jours et faire 9 fois le tour du monde… Depuis 2014, Le CNES collabore au projet de GOOGLE X.

LOON version humanitaire : c’était en 2017 à Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria.

A cette époque, SPACE X la société d’ELON MUSK avait émis l’idée de reconstituer un réseau électrique à base de cellules photovoltaïques et de piles TESLA, et GOOGLE avait proposé de déployer un réseau Haut Débit « d’urgence » pour permettre aux habitants et aux institutions publiques de se connecter à nouveau : 100.000 personnes avaient pu en bénéficier et se reconnecter au monde extérieur.

LOON version Business : une première au Kenya.

Au Kenya, c’est le déploiement de 35 ballons qui vient d’être annoncé, et qui permettra bientôt, en association avec un téléopérateur, de couvrir en 4G 50.000 km2 de zones blanches.

Commercialement, LOON est aussi autorisé de survoler 50 pays et régions du monde entier.

L’histoire ne va pas s’arrêter là.

STARLINK et AQUILA sont aussi là

D’ailleurs, côté business, LOON n’est pas tout seul : SPACE X (encore eux) arrive avec la constellation de mini-satellites STARLINK en cours de déploiement et veut proposer le même type de service.

Et puis il y a AQUILA, le drone solaire de Mark Zuckerberg, capable de voler à 60.000 pieds (près de 20.000 kms…) pendant plusieurs mois, avec toujours la même vocation.

 

Bref, l’avenir de la terre semble devoir se jouer dans l’espace.  Affaires célestes à suivre.

 

Copyright photos:  Alphabet – Loon



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