L’Intelligence Artificielle va-t-elle tuer nos emplois ?

L’Intelligence Artificielle va-t-elle tuer nos emplois ?

L’Intelligence Artificielle (IA) a le vent en poupe depuis le début du siècle. De plus en plus de métiers reposent aujourd’hui sur elle, quitte à leur laisser la place. @LesSmartAddicts font le point.

Des métiers menacés dans tous les secteurs

Lorsqu’on parle de l’IA et de la menace qu’elle peut représenter pour les métiers d’aujourd’hui, on pense immédiatement aux usines, aux automates et à la façon dont ils ont révolutionné le monde ouvrier. On conçoit encore aujourd’hui mal comment une IA pourrait remplacer un compositeur de musique, un peintre ou un écrivain. Pourtant, le rapport d’une étude conduite par l’université d’Oxford en 2017 indique que près de 47% des emplois seraient menacés.

Mais menacés de quoi exactement ? De disparaître ? Pas pour la majeure partie des experts, qui estiment que, si tous les métiers que nous connaissons aujourd’hui seront impactés par le développement de l’IA, ils ne disparaitront pas pour autant. Bien-sûr, les emplois directs peu qualifiés disparaitront sûrement, remplacés par des machines de plus en plus performantes. Mais une autre étude de McKinsay indique que seulement 5% des tâches humaines peuvent être complètement automatisées.

Un changement de paradigme

En réalité, ce qui effraie le plus dans le lent processus d’évolution des métiers au profit de l’IA, c’est le fait de basculer dans un paradigme que nous n’arrivons pas encore à bien définir. On estime aujourd’hui qu’environ 80% des métiers qui existeront en 2030 (dans dix ans) n’ont pas encore été créés.

L’IA ne doit donc pas être perçue comme une menace pour notre stabilité mais comme l’occasion de se hisser sur la marche suivante de l’évolution. Certes, certains métiers disparaitront ; certes, il faudra inventer ceux de demain. Mais alors que les années 20 verront probablement les premiers transhumains (à en croire Elon Musk et sa start-up Neuralink) et les premiers outils croisant l’humain et l’IA fleurir, c’est tout notre rapport au travail qu’il faudra réinventer.

Pas de panique donc, l’IA n’est qu’une révolution de plus dans la grande marche de l’humanité. Le travail existait avant, il existera après… en un peu différent !