GAFAMINATUBATX : les colosses qui se cachent derrière ce nouvel acronyme

GAFAMINATUBATX 

GAFAMINATUBATX : les colosses qui se cachent derrière ce nouvel acronyme

GAFAMINATU est l’acronyme qui réunit les leaders mondiaux américains actuels de la TECH, les BATX(H?) regroupent les chinois… où sont les européens ?

GAFA, GAFAM, GAFAMI, GAFAMINATU, GAFAMINATUBATX

Les GAFA, c’est déjà de l’histoire très ancienne, une époque où GOOGLE, APPLE, FACEBOOK, AMAZON dominaient et fascinaient le monde de la TECH au point qu’on théorisait sur la GAFANOMICS.

Se sont rajoutés depuis :
M comme MICROSOFT, qui a bien raccroché les wagons après avoir laissé passer pas mal de train,
I comme IBM (joli come back)

Et puis les NATU
N comme NETFLIX
A comme Airbnb
T comme TESLA
U comme UBER

Et si on additionnait les BATX !
B comme BAIDU (le GOOGLE chinois)
A comme ALIBABA (le AMAZON chinois)
T comme TENCENT (le Facebook chinois, si on considère qu’ils ont créé WECHAT)
X comme XIAOMI (le APPLE chinois)
A moins qu’il faille dire BATH, puisque HUAWEI semble avoir pris un leadership sur ses quatre compatriotes, du moins jusqu’à 2019, année de son apogée avant que TRUMP ne déclenche la guerre sino-américaine (pour mémoire, HUAWEI prévoit de passer de 240 millions de smartphones vendus en 2019 à 190/200 millions en 2020).

Les GAFAMI sont faillibles

Très belle démonstration faite par Olivier Ezratti de la faillibilité des GAFAMI dans cet article où il détaille toutes les échecs que ces entreprises ont connu.
Pour n’en citer que quelques-uns : MICROSOFT et ses Hotmail, MSN Messenger, BING et Windows Mobile, APPLE et son passage à vide avant le retour de Steve Jobs, GOOGLE qui a raté le virage des réseaux sociaux et celui de la robotique (à moins qu’il n’y reviennent un jour…).
En somme, la pérennité de la réussite de ces géants tient plus à leur capacité financière extraordinaire qui leur permet de financer très largement toutes leurs innovations, celles qui marchent comme celles qui échouent.
Dans l’article d’Olivier EZRATTI, Il n’y a guère qu’AMAZON qui ne semble pas avoir essuyer d’échec retentissant… pas encore !
L’auteur nous permet donc d’être optimiste sur les chances de réussites des start-ups Tech, qui peuvent parfaitement réussir là où les GAFAMI échouent, car elles seront plus véloces, avec un fonctionnement plus simple, avec des équipes tout aussi brillantes mais moins abîmées par les travers des géants magnifiques (je vous recommande de lire le paragraphe sur la « smartassholitude »…).
Où sont les GAFAMINATUBATX européens ?
Pour le moment, il faut bien reconnaître que nous n’avons aucune société équivalente à ces colosses américains ou chinois. Olivier Ezratti cite Dassault Systèmes dans la conception assistée par ordinateurs étendue, SAP dans les logiciels de gestion… On veut bien être sympa en citant aussi QWANT, qui parvient à grappiller quelques miettes sur le marché français des moteurs de recherche mais bon…
Il faut bien considérer que le leadership américain dans le numérique est historique (et remonte à bien plus loin que les GAFA) et qu’on ne va pas les détrôner comme ça. Les chinois ont comme les Américains deux atouts considérables: la taille du marché intérieur, et l’engagement cohérent et constant des pouvoirs publics aux côtés des entreprises pour faire bloc face à la concurrence mondiale.

En Europe, nous avons aussi de brillants ingénieurs, un marché « intérieur » considérable, mais une incapacité chronique et structurelle à mener des politiques d’Etat puissantes face aux autres super puissances mondiales (du moins jusqu’à maintenant).
On rappellera à ce titre que les américains investissent quatre fois plus dans l’innovation que les Européens et les Français !

Devant nous, 2 domaines de recherche peuvent rebattre beaucoup de cartes de la TECH : L’intelligence Artificielle, et l’informatique quantique. Peut-on espérer que l’Europe profite de cette opportunité pour générer ses propres géants ?

Encore une affaire à suivre.



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