Fomo, Jomo : Les dérivés de la Nomo…

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Fomo, Jomo : Les dérivés de la Nomo…

A travers une étude réalisée par l’observatoire Bigben Connected, nous vous avions parlé de la nomophobie, cette peur de plus en plus répandue ne plus avoir son mobile à portée de main : l’étude révélait en particulier que 67% des femmes et 57% des hommes se déclaraient « dépourvus, anxieux ou en panique » à l’idée de ne pas avoir son téléphone avec soi.

Aujourd’hui, nous approfondissons le sujet avec le FOMO (de l’anglicisme FEAR OF MISSING OUT, qui signifie « la peur de rater quelque chose »), que le smartphone ne fait qu’aggraver.

C’est quoi le FOMO ?

Cette anxiété sociale qu’est le Fomo existait bien avant nos chers smartphones : elle concernait en particulier une certaine société jeune et urbaine, obsédée par la « branchitude », la « hype », et qui vivait dans la peur permanente de manquer une news qu’il fallait connaître, un événement où il fallait être, quelque chose donnant « l’occasion d’interagir socialement »… : « quoi ? tu n’as pas vu le dernier Scorcese ? », « Attends, tu n’étais pas à la fête de Karl ???? »…

En termes de marketing, cette tendance est depuis longtemps très largement exploitée et trouve sa traduction dans toutes ces offres « inratables » « limitées à 500 exemplaires » ou « qui s’arrêtent à minuit ».

Dans la FINTECH, on retrouve cette angoisse existentielle de ne pas avoir investi dans la bonne start-up, de ne pas avoir su détecter l’affaire du siècle à travers une présentation power point qu’un jour, un geek mal coiffé vous a complètement ratée.

Le smartphone : un FOMO-amplificateur

Ce phénomène de « Fear Of Missing Out » se trouve amplifié aujourd’hui par nos chers smartphones qui par nature même, décuplent notre capacité à interagir socialement, en nous offrant des flots continus de « nouveaux contenus » qu’il faut avoir vu et partagé : le dernier « meme » ou hashtag, la dernière série trop top… Pression encore amplifiée par les vibrations et autres jingles qui annoncent à tout bout de champ de nouvelles notifications.

Est-ce à la mode de reconnaitre son FOMO ?

En tout cas, le phénomène est extraordinairement répandu : une enquête SOCIOVISION révèle que 55% des français entre 15 et 75 ans reconnaissent ne plus pouvoir se passer d’Internet (+5% vs 2017), et ils sont même 70% entre 15 et 30 ans…

Une autre enquête (réalisée par BVA pour la marque Wiko) révèle que 35% des 16-17 ans répondent à tous leurs messages, de jour comme de nuit…89% des 12-17 ans estiment que leur smartphone est indispensable pour entretenir leurs relations (en particulier amoureuses). Et un dernier chiffre édifiant : 62% des 15-17 ans estiment que leur smartphone est IN-CON-TOUR-NABLE dans leur vie sentimentale…

JOMO : la joie de sortir du piège

Le grand public prend conscience à la fois de sa dépendance et de ses méfaits : en cédant à ces activités addictives, les individus ressentent en même temps qu’ils perdent leur temps, qu’ils s’isolent du monde réel, qu’on capture leur attention (leur temps de cerveau disponible) pour leur faire « consommer » des infox (fake news en Anglais) et de la pub plus ou moins camouflée…

Si bien que, certains parviennent à découvrir l’état de JOMO (Joy Of Missing out), nouvelle version de l’incitation à la déconnexion, qui révèlerait notre côté bouddhiste, heureux de se prouver que nous sommes capables de résister à la tentation de la consommation et de l’information.

Et d’ailleurs, se déclarer JOMO, si on y réfléchit bien, n’est-ce-pas continuer à rester dans le système en suivant une nouvelle « ultime tendance » ?

Encore une affaire à suivre, n’est-ce-pas ?

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