L’évolution des magasins de 1800 à… 2050

L’évolution des magasins de 1800 à… 2050

Co-création, bio création… les tendances actuelles du retail entre culture historique et prospective mondiale.

Amusant de remettre en perspective les évolutions actuelles du retail entre 1800 et 2050… Mood Media propose un résumé en 5 étapes dans lequel nous allons inscrire les derniers enseignements du dernier NRF Retail Big Show (à froid cette fois, puisqu’on vous commentait les 1ères interventions « à chaud » le 17 janvier dernier).

1800-1899 : émancipation du client

Les grands magasins (déjà précurseurs du commerce de demain) modifient en profondeur l’expérience client en le rendant plus autonome : celui-ci s’affranchit du vendeur et peut toucher lui –même les produits et en connaître le prix.

A cette époque apparaît déjà l’idée de faire du magasin un lieu de divertissement, en y ajoutant une part de spectacle.

1900-1919 : apparition du libre-service

…dans l’alimentaire ou la gestion des flux et la logistique prennent l’ascendant pour définir les nouvelles règles qui permettront de vendre plus.

A l’opposé, le retail investit dans l’achat plaisir et propose des cours de cuisine, de coiffure, des espaces de musique…

1920-1939 : le commerce d’avant-guerre entre super-marchés et marketing sensoriel

La dualité du commerce se confirme, avec d’un côté la naissance des supermarchés dominés par la recherche de prix bas et l’optimisation  « logistique-flux », et de l’autre l’apparition des spectacles de vitrines de Noël, l’arrivée de la musique dans les magasins,

1940-1969 : l’américanisation d’après-guerre

En sauvant l’Europe du nazisme, les États-Unis d’Amérique étendent leur modèle de société… de consommation de masse : choix et gigantisme des hypermarchés, mais aussi montée en puissance des prix bas, discount, apparition des premiers centres commerciaux…

Un centre commercial en 1950 aux Etats-Unis

1970-1999 : le consommateur exige de la personnalisation

Lassé de la consommation de masse, le consommateur affirme son pouvoir, exige de plus en plus une offre personnalisée et qualitative : c’est le retour du marketing sensoriel, et les clients font la part belle « à l’ambiance » ; la musique est omni-présente, les écrans se multiplient dans les magasins…Abercrombie&Fitch décolle !

2000-2016 : avènement du Physical, explosion des services à effet wouaouh, triomphe du « sur-mesure »

L’expérience client intègre de plus en plus l’effet « surprise », permis par la convergence « physicale », qui marie web, mobile et magasin physique. Le magasin s’oriente vers l’offre de service : le flagship Samsung de New York n’est qu’un show-room chargé d’incarner la marque et ne vend plus rien. Kellog’s ouvre une enseigne de restauration 100% céréales…

Le magasin redevient le cœur du dispositif multicanal, où se retrouvent presque immanquablement clients et e-shoppers en train de faire le chemin web-to-store ou store-to-web.

Les robots et les chatbots assurent le conseil, le merchandising et la gestion des stocks en temps réel  s’améliorent par la réalité virtuelle ou augmentée, le RFID, la video, le suivi analytique.

Le click & collect explose avec ses livraisons robotisées ; les magasins deviennent même des entrepôts et plateformes de livraison, au service de marketplaces puissantes qui détestent plus que tout les ruptures de stocks.

Les vendeurs sont à nouveau recherchés, à condition qu’ils soient équipés « Tech » et formés « top ». Ils doivent maîtriser les technologies afin de rendre l’expérience fluide et divertissante. Ils sont responsables de l’expérience client et sont même désignés comme « associates » de la marque dans le magasin…..c’est dire !

Les produits sont de plus en plus customisés, c’est-à-dire qu’ils se vendent comme des pièces uniques, personnalisées au dernier moment dans le magasin, selon les désirs du client. Dans le domaine de la chaussure par exemple, les magasins Nike ou Converse disposent sur place de plateformes de personnalisation du design, mais des start-ups comme Aument proposent même un « scan » du pied qui permet une personnalisation de la forme intime de la chaussure… Co-création, bio-création… On est dans la production 121…

2050 : respect de la planète, hyper population et personnalisation modifient en profondeur la chaîne de valeur

Dans un monde où il existera plus de 10 mégalopoles de plus de 100 millions d’habitants, le respect de la planète et l’envie de produits 100% personnalisés vont conduire à réorganiser la chaine de valeur depuis la production : triomphe de l’impression 3D, fin des stocks et relocalisation de la production sur commande ou en petite série pour éviter les déchets, location plutôt que vente, réparation plus que renouvellement…

On n’en est pas encore là, mais on voit les premiers signes.



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