Après l’affaire Huawei : une nouvelle occasion de faire le point sur la 5G

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Après l’affaire Huawei : une nouvelle occasion de faire le point sur la 5G

On a beau nous dire qu’on avance, on a un peu l’impression qu’on fait du surplace… Entre espérances et impatiences, @LesSmartAddicts font le point sur la 5G.

La 5G à la vitesse de la tortue ?

On nous annonce donc que le Sénat a voté le 24 Juillet la loi qui autorise la 5G, ce qui est une bonne nouvelle. Pour mémoire, cette loi a pour principale vertu de soumettre les opérateurs à l’obligation d’obtenir une autorisation préalable du Premier Ministre avant de pouvoir déployer des équipements 5G pour leurs réseaux sur une zone délimitée. Cette version finale exclut le concept controversé de « périmètre géographique » qui pouvait donner une exclusivité à un opérateur sur une zone géographique délimitée, ainsi que l’extension de cette obligation aux installations 4G qu’il restent encore à faire dans « les zones blanches ».

C’est bien, mais c’est lent. Les opérateurs doivent encore attendre les décrets d’application, puis la mise aux enchères et l’attribution des fréquences, prévues pour l’automne. Le calendrier sur lequel tout le monde travaille annoncerait entre 5 et 10 villes équipées en 2020, contre (par exemple) 15 villes en Espagne en 2019 !

Le calendrier d’ici à 2030

Le président de l’ARCEP Sébastien Sorano annonçait « En 2025 dans les zones urbaines et économiques, soit environ deux tiers de la population, les utilisateurs pourront disposer de la 5G pleine et entière. La plupart des axes routiers devront eux aussi passer en 5G en 2025.

Puis, dans un accès d’optimisme : « Notre objectif est d’avoir un réseau 100 % 5G d’ici à 2030, intégrant les extensions de réseau en cours », Quand on sait combien de français attendent désespérément la 4G encore aujourd’hui, on a le droit d’en douter.

Il y a 5G et 5G

Au fur et à mesure que la 5G se déploie dans le monde, on se rend compte qu’elle n’est pas la même partout et qu’elle peut aller beaucoup plus vite dans certains pays. Opensignal a réalisé une enquête internationale sur la vitesse maximale de téléchargement en Mbps (https://cutt.ly/GCYmnt ). Surprise : Aux USA, elle peut atteindre 1815 Mégabits/seconde contre 569 au Royaume Uni ou 602 en Espagne.

On peut espérer qu’en France, on sera plus près des chiffres américains qu’espagnols, et du coup, on se dit qu’on n’est peut-être pas si en retard que ça.

Est-ce la mort programmée du wifi – quel avenir pour les objets connectés ?

La 5G offre des promesses de quasi instantanéité, mais aussi de multiplication de nouvelles catégories d’objets connectés (les voitures autonomes, des équipements industriels ou hospitaliers…etc.)
L’avènement des objets connectés est déjà acté, et il n’a pas attendu la 5G. D’ailleurs, il peut être bon de préciser à ce stade qu’un objet connecté n’est pas juste un objet relié à Internet, mais un objet connecté à un autre objet qui lui donnerait des capacités en plus ! La maison connectée est le principal champ de développement prochain de cette nouvelle catégorie d’objets dont les assistants vocaux seront les instruments de pilotage, mais le réseau utile pour cet environnement ne sera pas forcément la 5G. Aujourd’hui, c‘est plutôt le wifi, très apprécié des français, qui assume ce rôle, celui-ci étant surtout menacé par le LIFI (réseau de télécom fondé sur l’utilisation de la lumière LED). Mais ceci est une autre histoire, qu’on vous racontera sans doute un jour…

A suivre.

 



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