5G : on rentre dans le concret

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5G : on rentre dans le concret

Avec les premières applications concrètes sur le territoire national, La 5G commence à rentrer dans le champ concret de la vie quotidienne… Revue de détail.

La 5G complique le quotidien des services de sécurité

Le dernier rapport de Gilles de Kerchove, coordinateur de la politique antiterroriste de l’UE explique que la 5G va effectivement compliquer singulièrement le quotidien des services de renseignement, bien au-delà des soupçons d’espionnage chinois pesant sur Huawei. En effet, on parle de « panique chez les officiels chargés de la sécurité parce que la 5G pourrait réduire dramatiquement leur capacité à mener des interceptions légales » (autrement dit des écoutes téléphoniques) (source l’ONG britannique Statewatch). Pourquoi ? Parce que le chiffrement possible avec la 5G rendrait impossible la lecture du numéro de code unique (l’International Mobile Subscriber Identity) qui permet à un opérateur mobile d’identifier un usager à chaque appel.

La 5G, santé et fake news

Les études n’ont jamais réussi à démontrer l’existence de risque de cancer dus aux ondes 2G et 3G mais elles ont alimenté la suspicion. La question se renouvelle donc avec la 5G, sujet sur lequel Il faut dire que les « fake-news » vont bon train. Ces rumeurs sont également colportées par un groupe de scientifiques dans lequel on retrouve tous les militants anti-ondes de toujours, dont le professeur Belpomme qui, en France, fait polémique avec ses diagnostics sur l’Electro-hypersensibilité (EHS) qui ne reposent sur aucune donnée scientifique validée et qui lui ont valu une procédure disciplinaire de l’Ordre des Médecins.

Ce qui est sûr, c’est que les valeurs limites du DAS (Débit d’Absorption Spécifique) des smartphones sont les mêmes pour la 5G que pour la 4G : 0,08 W/kg pour le corps entier et 2W/kg pour la tête ou le tronc. Côté antennes mobiles, elles sont contrôlées de la même manière sur le terrain avec des sondes.

Mais cela n’a pas empêché le gouvernement de demander à l’ANSES pour cet automne une expertise complète sur l’aspect sanitaire de cette nouvelle technologie, qui a commencé avec les premières expériences en conditions réelles menées par les opérateurs à Marseille, Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, avec de vrais utilisateurs et des smartphones 5G vendus dans le commerce comme le Samsung Galaxy S10. « Small Cells, Massive MIMO, beamforming », autant de nouveaux mots qui désignent les installations nécessaires au développement des réseaux 5G et qui sont analysés depuis des mois. Rendez-vous à l’automne prochain pour vous en donner les premières conclusions.

En Catalogne, on expérimente déjà les ambulances connectées, la VR…

L’enjeu de la 5G n’est pas de mieux connecter les gens entre eux, mais de mieux connecter les objets, en instantané.

Pour convaincre les industriels d’investir dans cette nouvelle technologie, il faut donc les aider à exprimer de nouveaux besoins que la 5G pourrait satisfaire. C’est la mission de la fondation i2CAT qui collabore avec Juniper Networks depuis des années et qui a permis l’expérimentation d’idées aussi diverses que les ambulances connectées, des retransmissions de grand prix de F1 en 4K ou en 8K, la visite d’un salon professionnel en réalité virtuelle et à distance (via le web), des drones de surveillance pour analyser en temps réel la propagation des feux de forêt…etc.

Ce sont ces milliards d’objets connectés qui vont faire de la 5G une vraie rupture technologique qui va modifier en profondeur l’organisation sociale et nos modes de vie.

Passionnant non ?



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